mercredi 15 septembre 2010

Affiche - petite rétrospective

Dans la série affiches, et à la suite de la note précédente, voici un petit récapitulatif des affiches réalisées à ce jour pour les activités organisées par la bibliothèque de la Tour-d'Aigues :










Je n'ai affiché ici que celles qui trouvaient grâce à mes yeux...


Notez que j'ai en stock une version vectorielle de la plupart de ces dessins. Si ça intéresse quelqu'un je suis disposé à les publier sous une licence du type creative common.

dimanche 12 septembre 2010

Affiche - Promenade contée sur le thème de l'eau


J'ai enfin fini mon affiche pour la prochaine activité de la bibliothèque de la Tour-d'Aigues : une promenade contée sur le thème de l'eau...

J'espère qu'elle conviendra... Mais je me suis bien amusé à la réaliser, même si ma technique est un peu artisanale :
  • dessin au crayon,
  • encrage au pinceau (sinon, la photographie n'était pas assez contrastée pour bien séparer le dessin du bruit de fond),
  • photographie,
  • sélection de la zone intéressante et amélioration du contraste avec Gimp,
  • import et passage en vectoriel du dessin au trait sous Inkscape,
  • coloriage, toujours sous Inkscape (à la souris... mais si ça continue, je vais aller voir du coté des tablettes graphiques)



mercredi 8 septembre 2010

Banderole

Je voulais la mettre dans la note précédente, mais c'est raté !

Voici la banderole que nous avons utilisé samedi....J'espère que vous me pardonnerez la grossièreté (j'ai dû faire le tour de table à cloche pied en ayant l'air le plus bête possible pour ça !1 )
liberté, égalité, fraternité. Cassez-vous pauvres connes

Les réactions des manifestants étaient partagées, allant de
« Bravo ! Super votre banderole ! », 
à :
« Je dois dire qu'on a été très choqué par votre banderole, pouvez vous nous expliquer en quoi nous sommes des connes, et pourquoi nous devons nous en aller ? »
Bref, nous ne souhaitions pas avoir à expliquer que ce calicot a effectivement pour objectif de choquer en reprenant les propos de notre bien-aimé président (que ses talonnettes soient bénies), mais cette fois-ci appliqués aux termes liberté, égalité, fraternité -- ce que d'aucun pourrait croire être la volonté d'icelui. Nous avons en conséquence de ceci et d'une légère impréparation décidé d'y aller les mains vides.

[1] tradition familiale : il s'agit du gage infligé lorsque quelqu'un profère des grossièretés !

PS. si ça intéresse quelqu'un, j'ai une version SVG disponible...

Pourquoi j'ai manifesté mon père !

Non, cette note n'est pas une confession !

Cependant, peut-être que certains d'entre vous se sont posé cette question dont la réponse n'a, a priori, rien d'évident. En effet, pourquoi donc un informaticien n'ayant jusqu'alors jamais manifesté et qui ne verra de toute façon pas la couleur de la retraite avant 65 ou 67 ans, irait s'inquiéter de voir l'âge légal de départ à la retraite passer de 60 à 62 ans ? Serait-ce par pure philanthropie ? J'aimerais pouvoir l'affirmer, mais je crains que ce ne soit pour des raisons beaucoup plus personnelles et égoïstes :
Je crains pour l'avenir de notre (de ma) démocratie et de ses trois mamelles : la liberté, l'égalité et la fraternité.
Ouh là ! « Rien que ça » direz-vous !

Et je peux comprendre votre interrogation sceptique, mais il s'agit bien là de la raison qui m'a poussé à aller aux manifestations du 4 et 7 septembre (et à poser une journée de congé pour ce faire). Je vais donc essayer dans la suite de cet article2 d'exposer les fondements de mes craintes et de détailler les faits qui m'ont mis dans cet état d'esprit.

Il s'agit essentiellement d'actions du gouvernements qui sont pour moi :
  • des atteintes à la liberté,
  • des atteintes à l'égalité,
  • des atteintes à la fraternité,
mais aussi des atteintes à ce qui m'apparaît comme les fondements de la démocratie et qui se traduisent par :
  • la volonté de contrôle des médias,
  • la remise en cause de la séparation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire,
  • l'absence d'exemplarité, ce qui contribue à diffuser un sentiment d'arbitrarité de l'état sur le citoyen lambda.
Je puiserais de quoi argumenter sur ces points, à la fois dans les interventions publiques des membres du gouvernement et dans certains projets de loi qui ont été discutés ces derniers mois. Je parlerais sans surprise de la loi dite HADOPI (on devrait écrire HADŒPI) et vraisemblablement de la LOPSI, lois qui sont de près ou de loin liées à mon domaine professionnel. 

Voilà pour l'introduction. La prochaine note sera sur la loi HADOPI.



[1] Le « mon père » du titre est venu de lui même, par similitude avec le titre d'un roman de Roy Lewis que j'avais lu avec beaucoup de plaisir à l'époque : Pourquoi j'ai mangé mon père.
[2] et quelques autres, car mon temps de rédaction reste malgré tout limité.

lundi 6 septembre 2010

Espérance de vie et retraites

Je suis tombé par l'intermédiaire de mes lectures informatiques sur ce blog, qui fait une analyse intéressante à mon goût. Elle permet en effet de prendre conscience que les arguments relatifs à l'espérance de vie lancés par les politiciens sur les ondes et le papier ne sont peut être pas aussi clairs qu'ils y paraissent.

Mais qu'est-ce que l'espérance de vie ? En fait cette notion n'existe pas ! On utilise cette expression comme raccourci commode pour parler de l'espérance de vie à la naissance. Et oui, on peut aussi parler de l'espérance de vie à 60 ou 70 ans... Et cela change beaucoup de choses. Si effectivement, ces dernières cinquante années nous avons gagné un peu plus de 12 ans d'espérance de vie à la naissance, à 70 ans, les hommes ont seulement gagné 5 ans d'espérance de vie (environ 5 semaines par an1).

Nous voilà loin des discours de nos politiques (par exemple : La question qui nous est posée est simple : depuis 1950, nous avons gagné 15 années d'espérance de vie, le statu quo est-il possible ?)...


À méditer (ou pas) !

[1] En effet, le gain fait depuis 50 ans sur la mortalité infantile a contribué pour beaucoup à l'allongement de l'espérance de vie.